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Tribune : « Plus que jamais, l’Europe doit retrouver ses valeurs ».

Mis à jour : mai 14

La journée de l’Europe, ce 9 mai, devait être l’occasion de diverses animations. Si, à Brest comme ailleurs, le Covid-19 est venu gâcher la fête, cette journée n’en demeure pas moins l’occasion de « manifester notre attachement et notre foi en l’Europe », estime Fortuné Pellicano, adjoint au maire de Brest en charge des jumelages, dans une tribune qu’il nous a adressée.


« Brest est une ville très attachée à l’Europe. Les jumelages qu’elle entretient de manière très active depuis des dizaines d’années avec six grandes villes européennes sont là pour en témoigner. Chaque 9 mai, notre ville met beaucoup de cœur et de moyens pour célébrer l’Europe, en organisant et en soutenant diverses animations, expositions et événements festifs. Mais la journée de l’Europe se déroulant cette année dans un contexte particulier, nous n’avons eu d’autre choix que d’annuler avec tristesse tout ce qui était programmé durant ce mois de mai ».


« Quand on sait que le seuil des 140 000 décès en Europe dus au Covid-19 sera franchi ce week-end, il est difficile d’avoir envie de faire la fête. Mais de plus, au-delà des mesures de confinement qui ne nous permettront pas de manifester sur l’espace public et en mairie notre sensibilité européenne, il faut avouer que nous n’aurons peut-être pas non plus l’esprit à la fête car cette crise sanitaire s’est doublée d’une défiance à l’égard de certains états membres et de leurs dirigeants ! »


« Cette crise peut être l’occasion de relever de nouveaux défis »


« Même s’il faut se réjouir des décisions politiques salutaires prises ces derniers jours pour gérer au mieux la situation, on ne peut ignorer qu’il y a eu de graves lacunes en début de crise. Celles-ci auraient pu être évitées si les pays avaient fait preuve de solidarité et d’unité dans l’action. Malheureusement, il n’en a rien été. Les appels à la solidarité lancés dès le mois de février par l’Italie et l’Espagne n’ont pas été entendus et les citoyens de ces pays se sont sentis abandonnés et trahis. Si ce manque de solidarité persiste, la crise que nous vivons peut amener à une remise en question de l’utilité de l’Union européenne. Mais cette crise peut être aussi une belle occasion pour nos dirigeants de travailler à de nouvelles stratégies communes pour relever ensemble les nouveaux défis qui se présentent. Avec des actes, pas seulement des intentions, aussi louables soient-elles ! »

« Durant cette période de confinement, nous pouvons montrer par des gestes simples que nous sommes fiers de l’Europe et que nous avons confiance en elle ! »

 « Oui, plus que jamais, l’Europe doit retrouver et exprimer très fort les valeurs qui sont sa raison d’être. Pour donner de l’espoir à nos concitoyens chez qui la foi européenne peut avoir été mise à mal. Pour rappeler aux populistes et aux eurosceptiques qui crient haut et fort que l’Europe n’en fait pas assez, que cette gestion malheureuse au début de la crise ne doit pas remettre en cause l’idéal européen ».


« Accrocher un drapeau européen à nos fenêtres »


 « Comme partout ailleurs dans notre pays, Brest ne pourra donc pas célébrer cette année la journée du 9 mai. Mais nous pouvons tout de même manifester notre attachement et notre foi en l’Europe. Durant cette période de confinement, nous pouvons accrocher un drapeau européen à nos fenêtres et nos balcons, publier des photos des villes européennes que nous avons visitées ou diffuser des messages sur les réseaux sociaux. Bref, montrer par ces gestes simples que nous sommes fiers de l’Europe et que nous avons confiance en elle ! ».


Fortuné Péllicano, Adjoint au Maire de Brest

[Chargé des jumelages, de la solidarité internationale, de l'animation et des congrès]


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